L’1TERVIEW – JAN FOKKE OOSTERHOF, AMBASSADEUR JIMINI’S ET FINISHEUR DU MARATHON DES SABLES

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L’1troduction

Ce mois-ci, nous sommes allés à la rencontre de Jan Fokke Oosterhof, ambassadeur JIMINI’S mais aussi, aventurier, businessman et sportif de l’extrême. A 43 ans, Jan Fokke vient de terminer la course la plus pénible du monde, Le Marathon des Sables. Il nous raconte son aventure extrême et ce que l’apport des barres à la poudre de grillon lui a apporté dans cette course.

L’1terrogatoire 

1. Peux-tu nous parler de tes nombreuses expériences sportives ? 

J’ai participé à un très grand nombre : une expédition polaires, une course reliant 11 villes en Stand Up Paddle, le Salomon4trails (4 marathons pour traverser les Alpes) gravir un mont Marocain (>4.000m) et plus de 900 autres courses à pied. De plus, j’organise des expéditions pour des personnes en situation de handicap, pour prouver aux gens qu’ils sont plus capables qu’on ne l’imagine.

2. Et pour le Marathon des Sables, quelle mouche t’as piqué ?

Depuis le décès inattendu de ma mère en 2006, j’ai pour leitmotiv de réaliser mes rêves et de ne plus les reporter.

Cette course, c’est un rêve d’enfant. En effet, j’ai découvert le Marathon des Sables, aussi appelé la course la plus dure du monde, sur Eurosport quand j’avais 9 ans. J’y pensais depuis. Cette année, j’ai enfin trouvé mon sponsor ALLSAFE Mini Opslag, qui m’a donné l’opportunité financière d’y participer.

Le 33ème Marathon des Sables (6-16 avril 2018) est une course à pied, ouverte aux coureurs et marcheurs. Elle comporte différentes étapes freestyle; en autosuffisance et sur une distance de 250km. Chaque participant doit porter son propre sac à dos de matériel et sa nourriture. Cette année, l’étape la plus longue était de 86.2km sur 60km de sable le plus fin que vous puissiez voir. Il m’a fallu 20h pour terminer cette étape. J’ai terminé cette course et je suis aujourd’hui au meilleur état de ma forme.

3.  Comment se préparer pour une aventure aussi extrême ? 

J’ai trouvé mon sponsor en Novembre, je me suis donc entraîné seulement 4 mois. J’ai couru un marathon/ultra hebdomadaire pendant plusieurs semaines. J’ai aussi participé à deux session de bootcamp hebdomadaire pour travailler mon gainage. Pour me préparer mentalement, j’ai couru un trail de 136km sans pause autour de ma ville, un jour très froid et avec 10kg de materiel. Ça d’ailleurs été ma session la plus longue et challengeante.

J’ai aussi préparé mon équipement méticuleusement, en pesant tout et en supprimant tous les grammes inutiles. Ça ma pris plusieurs mois pour arriver au sac le plus léger possible. 8,5kg. Cela inclus un sac de couchage (349 grammes), un matelas (49 grammes), plus de 20.000 kcal, un change, une trousse de secours et du matériel de cuisine

4. Que penses tu de la protéine d’insectes ? As-tu remarqué une différence sur tes performances sportives ?

J’ai survécu cette expédition avec des shakers pour le petit déjeuner (750kcal), des repas d’expédition pour les dîner (1.000kcal) et 500kcal de boissons sportives en poudre. Mais même cela n’était pas suffisant. De temps en temps, j’avais besoin de mâcher, de ressentir quelque chose dans mon estomac. Cela m’a permis de repousser encore plus loin mes limites, surtout lors d’étapes comme celle des 86,2km quand j’étais sur le point de défaillir après 18h de course. Les barres à la poudre de grillons et fruits secs m’ont donné la force de traverser l’obscurité du Sahara. Je les ai trouvées délicieuses et mes collègues aussi. Ils étaient d’ailleurs étonnés de ne pas trouver de parties d’insectes.

J’espère vraiment avoir montré aux gens qu’il est possible de terminer la course la plus dure du monde, en mangeant des insectes.

5. Quelle est ta plus grande fierté sportive ? 

Cette course évidement ! C’est la plus complexe. Les conditions sont extrêmes : chaleur, autosuffisance alimentaire et matérielle, altitude et tempête de sable. Sur beaucoup de points, cette course est assimilée, par sa complexité, à une expédition polaire.

Pas loin derrière vient mon expédition, de presque un mois, au Groenland. En effet, à cause d’une énorme tempête, tout notre matériel de communication était congelé et inutilisable. Nous ne pouvions plus communiquer. Cette aventure m’a valu d’apparaître dans le Top25 des plus grands aventuriers néerlandais (selon la télévision SBS6).

6. Es-tu conscient de l’impact de notre alimentation sur la planète, et comment agis-tu à ton échelle ? 

Oui, je le suis et j’essaie de manger moins de viande. Néanmoins, je brûle beaucoup de calories pendant mes courses et expéditions extrêmes, et parfois, mon corps me demande de la viande. La plupart du temps j’essaie d’opter pour du poisson, et depuis que je suis ambassadeur de JIMINI’S, pour des insectes. Je suis davantage conscient de mes apports.

Je suis également l’instigateur du Green Runner Movement : à chacun de mes entraînements en extérieur, je ramasse un détritus et j’espère ainsi inspirer de nombreux autres coureurs. Je suis d’ailleurs le porte-drapeau de ma ville pour inspirer chaque habitant à collecter un détritus, le 21 Juin, le jour le plus long de l’année. Ensemble, on peut entièrement nettoyer la ville.

7. Quelle est ta routine avant une course ? Et à quoi penses-tu pendant ? 

Je tente de me relaxer. Pendant cette dernière course, j’étais d’ailleurs le seul à lire un livre, allongé sur mon sac à dos. Ça attirait les cameramans de plusieurs télévisions car je paraissais apaisé (alors que je bouillais d’excitation). Effectivement, comment ne pas halluciner, sous les projecteurs des hélicos, pointant leurs caméras sur vous, le tout au son d’ACD/DC Highway to Hell…

Je pense à la première délicieuse, douce, merveilleuse et amère gorgée de bière après avoir fini. Et toutes les autres après…

Petit bonus, 3 questions 1stantanées :

  • Avec qui rêve tu de prendre un ver(re) ?  Monsieur Ranulph Fiennes, LE plus grand aventurier vivant, mon idole et influence. Juste derrière, ma merveilleuse sportive petite copine Iris 😉
  • C’est quoi ta prochaine course ? Stubaier Ultratrail, 63,1 k d’ascension avec un dénivelé de 5000m
  • Une chanson qui te donne le #cricketpower? Cypress Hill – Insane in the brain

Bivouac

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